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murs-mémoires

« Mur-mémoires », plus qu’une œuvre, pourrait-être un procédé artistique. Il pourrait bien s’agir de la démarche même de l’artiste.

Cette œuvre est l’aboutissement d’un travail vidéo-art documentaire entrepris par UTO en 2006, avec son projet Labotopie. L’art-vidéo devient ici vivant, sort de l’écran. L’œuvre se décline en installations et performances dans lesquelles le corps de l’artiste entre en jeu, pour une improvisation plastique et graphique. Les personnages de l’œuvre documentaire (artistes, eux-mêmes… musiciens, danseurs, comédiens) sont amenés a participer à l’écriture de l’œuvre, ils entrent en jeu physiquement dans l’espace de l’installation et participent aux performances, donnent vie aux images. De même, le public témoin-acteur fait partie de la scénographie de l’œuvre. Les lieux occupent une place symbolique importante puisque leurs murs sont supports aux images.

« Murs-mémoires » est une série d’installations et performances qui scénographie le réel autour d’un travail de réflexion sur la mémoire et le devenir des choses. Le travail de l’artiste sur le réel, devenant alors une proposition à se penser et se vivre autrement, dans une conscience du changement, du temps qui passe. Il s’agit pour l’artiste d’agir sur le réel, de s’impliquer… proposer une réflexion sur le temps présent, sur les choses de l’instant, dans une confusion entre images-mémoire et images-présent.

Dans « murs-mémoires #1 » par exemple, il s’agissait pour UTO d’inviter Raphaelle Camus, jeune danseuse habitante d’Uzeste, membre de la Cie Lubat, à évoluer dans l’espace du chantier de l’Estaminet (lieu culturel d’Uzeste, en reconstruction, foyer historique de la Cie). UTO posait alors la question de la transmission du projet d’Uzeste aux jeunes générations, trente ans après la naissance de la Compagnie, dans un lieu fort en symbolique : le chantier de l’Estaminet en dé-construction.

Dans « murs-mémoires #2 », UTO invite les membres de la Compagnie Lubat à évoluer dans une installation vidéo et plastique qui scénographie le chantier de l’Estaminet. Dans cette version, le chantier est habité par les images du passé-présent (graphisme grand format, images d’archive, vidéo, diapo, bandes sonores…) et les personnages, trente ans plus tard, son placé au cœur de leur mémoire. Une fois encore, le public occupe une place centrale, puisqu’il peut être à la fois témoin et acteur de l’œuvre. Enfin, UTO prend part à la performance en modulant l’espace visuel, en déplaçant les briques de mémoire, ou en intervenant graphiquement sur les murs du chantier.

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